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Mon style

Quand j'ai commencé à faire des couteaux en 1988, mon métier de mécanicien de précision m'a beaucoup facilité la tâche au niveau de la fabrication. Ce qui m'a permis de me concentrer sur les dessins et esquisses de mon futur couteau. Rapidement j'ai trouvé ce qui aujourd'hui m'identifie au premier regard : Ma ligne, mon style.
Le seul problème sur lequel je butais était la finition qui ne me satisfaisait pas ; j'ai alors demandé à Steve Johnson, célèbre coutelier américain, de m'accueillir chez lui une semaine pour me perfectionner.
Quant aux garnitures je fais un interframe qui peut se diviser en deux pour laisser libre cours à mon envie ou à celle de mes clients. Tous les matériaux peuvent être insérés dans ces espaces, bois, ivoire, nacre, corail, etc.… Lorsque l'interframe se trouve à l'arrière, la surface en acier avant est très intéressante pour une belle gravure. Exemple le Bennica Torcoli ou le Bennica Fracassi. La fermeture au talon est unique et demande beaucoup de précision et de soin au montage (comme démontré avec un autre pliant sur la photo ci-après).

     
 

 

 

Fermeture d'un couteau par le talon
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Mes exigences

Mes couteaux sont toujours de qualité, aux lignes simples mais complexes à réaliser. Perfectionniste je pousse très loin les tolérances et pendant toute la fabrication, les pièces doivent répondre à des critères très stricts de dimension, de finition et de dureté. J'ai dans mon atelier des machines traditionnelles : tour, fraiseuse, pantographe, perceuse, Backstan, un four pour le traitement thermique et beaucoup de limes et papier verre….
Lorsque j'ai créé mon pliant en 1991, je m'était fixé deux impératifs : qu'il ait la même ligne que les couteaux droits et qu'il apporte une nouveauté au niveau de la fermeture . Je crois avoir réussi ce pari, car souvent lors d'un salon les visiteurs ne font pas la différence entre un droit et un pliant. Et ils sont surpris et enthousiasmés lorsque je manœuvre le pliant pour le fermer.

 

 


Tous les couteaux sont livrés avec un étui en cuir de qualité fait à la main par mon épouse Chantal (photo ci-contre)
 

 
 

 

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Le mécanisme

Pendant toute la fabrication les pièces sont contrôlées une à une pour donner un jeu de fonctionnement de 0.02 . L'onctuosité de la manœuvre est due à quelques innovations intérieures qui en même temps m'ont aidé à éliminer les "jeux" au niveau de la lame. Voilà pourquoi je mets environ 60h pour fabriquer un pliant !

Pour le "Laguiole" et le "Thiers", deux couteaux traditionnels français, j'utilise un autre système de fermeture ; un bouton poussoir avec des pièces très petites qui augmentent la difficulté du montage. Quand au Liner, je le fais également à interframe avec un liner rapporté par vis ce qui me permet de le tremper et de l'ajuster à la lame avec facilité et précision. Mes couteaux droits sont traités avec autant de soin, assemblés sur soie, avec la lame ajustée et non soudée à la garde et une prise en main inimitable. Pour mon couteau intégral là aussi j'ai voulu amener une petite nouveauté en le faisant avec un interframe, tout en gardant une ligne fluide et un toucher agréable.

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Les matériaux

Pour les aciers, de nombreux essais m'ont permis de retenir l'ATS 34 fritté et pour le damas, j'entretiens de bonnes relations avec des forgerons talentueux comme Conny Persson (Suède), Hanck Knickmeyer (USA), Henri Viallon (France) et plus récemment Alberto Mlack (Italie) auxquels je fais souvent appel pour mes lames. Pour les manches je suis attiré par tout matériau, bois, ivoire, nacre, pierre, or, corail, etc.

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